Poemes
Lorsque l'enfant paraît , Victor HugoLorsque l'enfant paraît le cercle de famille
Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être ?
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.
Enfant vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Qu'on ose pas toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire
On rit, on se récrie, on l'appelle et sa mère
Tremble à le voir marcher...
Les yeux des enfants ont une douceur infinie,
Et leur petites mains, joyeuses et bénies,
Ignorent le mal encore !
Jamais, vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
A l'auréole d'or !
La nuit lorsque tout dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend parfois une petite voix qui pleure,
Sur des ailes d'azur,
Sans le comprendre encore, vous explorez le monde.
Double virginité : corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !
Il est si beau l'enfant avec son doux sourire,
Ses deux grands yeux ouverts qui ne savent pas mentir.
Dans le mal triomphant :
Préserve-moi Seigneur, d'été sans fleurs vermeilles,
De cage sans oiseaux, de ruche sans abeilles,
D'une Maison sans enfants ...
Au matin de ta vie sur la planète,
Ebloui par le dieu Soleil,
A l'infini, tu t'éveilles aux merveilles
De la Terre qui t'attend et t'appelle.
Tu auras tant de choses à voir
Pour franchir la frontière du savoir,
Recueillir l'héritage
Qui vient du fond des âges,
Dans l'harmonie d'une chaîne d'amour !
C'est l'histoire de la vie,
Le cycle éternel
Qu'un enfant béni
Rend immortel.
La ronde infinie
De ce cycle éternel,
C'est l'histoire,
L'Histoire de la Vie !
Que ton ange gardien toujours te protege et te guide dans ta vie...

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